Un jour de travail, Un dessin moche sur Paint
13 Mai 2013
...And the devil is six !
Il faut les entendre les puritains, sur eux le mal éclot comme une fleur subtile. Toujours à l'ombre du soleil, ça leur dévore l'épiderme.
Derrière le jardin paisible, l'arbre secret, que dis je, la forêt mystique, les ramifications ésotériques, tout le poids de l'histoire.
ça pousse comme une maladie, le long des fêlures, c'est beau comme la terreur, ça sent le vertige, ça fout la nausée tout ça.
Le ça, ça gueule de manière distingué, le cri est sinueux, le hurlement est subtil. C'est maquillé comme une prostitué hongroise, ça prend des formes mystérieuses, l’archaïsme ça roule en Merco de nos jours.
Je déterrerai votre totem du cimetière de vos consciences, de sorte que vous ne pourrez plus vous condamner, j’ôterai le voile qui protège vos yeux pour vous rendre à la vie.
Je vous prendrai par la main et nous ferons le chemin ensemble, dans les dédales de vos forêts intimes. Il faut voir ce qui s'y pousse, ce qui s'y passe et nous pousse se passant de nous, hors de la vie.
J'ai rêvé de ce que vous appelé le diable l'autre jour. Il poussait dans la nuit, immobile. Le silence m'oppressait mais je me suis quand même approchée. C'était quelque chose d'indéfinissable...
Ce n'était pas cette chose que vous nommez le mal, c'était plus complexe que ça.
Comme un secret que l'on enterre très profondément dans la terre, lui refusant le droit d'exister, mais qui ressort malgré tout, dans une pluie vengeresse, pour hurler la vie envers le monde.
Cela reste un rêve, mais, que pouvons nous faire réellement ?
Rien...Il faut laisser le mal exister, comme il faut laisser venir la pluie.Au risque de vivre à moitié coupé de soi et de se retrouver noyé sous sa propre violence.
Lux