Un jour de travail, Un dessin moche sur Paint
26 Mai 2017

Je me suis perdu sur la route,
Derrière l'éclat de la montagne pourpre.
Je recherchais quelque chose qui soit comme une rédemption
Je n'ai trouvé qu'un lac fermé, aux eaux blanches et tumultueuses.
Pas assez calmes pour y noyer mon corps. Pas assez ténébreuses pour y accoucher de la vie.
Alors j'ai repris la route en fermant les yeux.
Vers l'éclat pourpre. Toujours. Vers l'éclat pourpre
D'où dégouline ma tête.
Rien n'y fait,
Nous sommes condamnés à l'enfer et au paradis
Aux plaisirs sans jouissance et aux doutes immobiles
Rien ne saura nous faire bouger de ce carcan.
Nos détresses sont inertes. Nos mélancolies infinies.
Les sens interdits se déplacent partout, comme des ombres.
Nos chemins sont barricadés par les banalités obligatoires.
Ils ne mènent plus au sommet
Sinueux et languissant de la montagne pourpre.
S'ils le pouvaient encore,
On s'y arrêterait sûrement vainqueurs pour y admirer la vue.
On y planterait un drapeau, comme des cons, pour célébrer le chemin parcouru.
Et puis demeurant sans vérité, tout aussi vide que nous étions venus,
Nous redescendrions par la face la moins pourpre, du versant nord de la montagne pourpre.
Et c'est en redescendant,
Dans le silence et la résignation
Que nous pourrions voir
Le regard paisible des vaches
Luisant comme des ténèbres,
Tranquilles et amoureuses
Qui broutent l'herbe rouge.
C'est parce que nous ne savons plus voir notre reflet distordu
Dans le regard sincère et simpliste d'une vache
Que
Tout
Est
Perdu.
Tendrement,
Lux -