Un jour de travail, Un dessin moche sur Paint
14 Novembre 2013
Le monde est un triste cirque où chacun est réduit à présenter son petit numéro aux yeux du maitre.
C'est la pensée qui me vient en gribouillant ces grenouilles équilibristes.
Comment peut on être libre alors que l'univers entier danse selon un algorithme secret qui dégouline en vision d'épouvante aux oreilles des allumés ?
Hier encore il y avait la Pythie, la mystique mantique, la poétique de la mécanique ondulatoire, le ronflement de la physique quantique. Aujourd'hui il ne reste que la psychose.
C'est terrible.
La conscience est le cri d'épouvante des voleurs de feux. Une malédiction prométhéenne. Le prix à payer pour avoir trahi la nature. Notre nature.
Tant et si bien que celle ci se désagrège en spectacle aseptique et permanent. Même les bêtes deviennent folles, elles jappent d'une terreur molle dans ce cirque maudit et se mettent à danser devant la main qui leur tend la pâté.
Cette folie vient elle d'un autre monde ? Je suis sérieuse !
Qu'elle est l'origine de cette oppression qui dévore les vestiges du véritable pour les vomir dans son enclos, là où les cabots se gondolent pour un bouquets de fleurs fanés et derrière lequel se trouve le miroir à former les images ?
Dans dix mille ans tout le monde aura un chapeau à tendre à son carrefour intime, les hommes auront disparus et des êtres hybrides devenus rien fixeront le ciel dans l'espoir qu'il leur donne quelques lignes à jouer ou un corps à transpercer.
En attendant demain, je procrastine.
Lux