Un jour de travail, Un dessin moche sur Paint
21 Novembre 2013
On accouche de soi en rêve. Le monde est un feu qui se nourrit de lui même. C'est ce que j'ai essayé de leur dire, dans le souvenir lointain d'une enfance brumeuse, mais ils m'ont rit au nez.
Alors j'ai continué à dormir, dans un magma fumant, et ils ont continuer à s'esclaffer jusqu'à devenir des épiciers, des fonctionnaires, des boulangers, des tortionnaires malades qui jouent aux cartes en attendant dimanche.
Je ne sais pas si nous sommes plus réel que les images folles qui trottent dans le creux nos têtes, mais quand la machine à plastiquer les gens m'a tendu une carte pour me demander si je voulais jouer un rôle dans son monologue permanent, j'ai grillé ma dernière cigarette au pied du mur et je me suis mis à dormir debout.
Je suis un somnambule qui rêve en secret. Je fais partie des abductés de la bulle, amputé de leur embolie onirique pour faire tourner une machine folle que personne ne comprends et qui s'appelle la société.
Je ne sais pas si je suis plus éveillé que lorsque je rêvassais en culotte courte dans un cosmos d’ennui métaphysique entre 1515 Marignan et "Mars" El Kebir, mais le monde semble s'émouvoir aujourd'hui de cette incapacité profonde à formuler un rêve.
La lucidité maintenant c'est d'avoir les pieds plantés dans l'oppression de la terre, et ce quand bien même si cette terre ne reste qu'un fantasme fumant perdu dans le non sens de l'univers.
Qu'importe, pourvu qu'on ai les clés qui ouvrent des portes qui n'existent pas. Le monde peut bien trembler.
Nuit - Incendie
Lux