Un jour de travail, Un dessin moche sur Paint
12 Novembre 2013
Les mots raclent, c'est sur...
J'ai eu la prémonition du rien hier.
J'étais en train de faire cuire des pâtes et une vision volatile s'est infiltré dans mon cerveau pour griller mes neurones et vriller mes rétines.Un truc lancinant venu d'un autre monde.
Des lors j'ai compris le double chaos qui berce nos âmes et n'ai cessé de revendiquer la vérité du néant contre l'illusion de la vie.
Pourtant cette illusion restait plus forte. Pire encore tout le monde semblait s'en accommoder.
Nous avions tous un rôle à jouer dans cette société, nous allions travailler en costume, et nous n'avions plus de temps pour penser aux mythes, alors l'histoire se répétait, sans cesse.
Toujours les mêmes personnages. De partout. Des cabots qui cabotinent. Des kabbalistes qui se cabrent dans la nuit et se raclent les amygdales pour mieux sentir la voie que le néant à tracer pour eux.
J'ai beaucoup réfléchie sur l'hystérie.
Et je crois,
Je crois que je peux dire, que je suis une hystérique.
Comme Hamlet.
Tu sais l'hystérie ce n'est pas celui qui cabotine. C'est celui qui ne peut pas jouer le rôle. Qui est incapable d'aller au delà de sa propre imposture. Qui est au fond métaphysiquement condamné à ne pouvoir mentir.
Pourquoi se perdre à être quelqu'un quand on peut avoir la chance de n'être personne ? Le luxe d'être véritablement soi. Personne.
Je suis l'homme sans rôle qui regarde la pièce dans les coulisse.
On a jamais autant réussi à mélanger le profane et le sacré pour en faire une sorte de bouillie d'hommes dieux, de héros banals et de glandeurs grandioses qui se gargarisent dans leur magistrale décadence. On n'a jamais autant réussi à faire éclater le réel dans nos contradiction. Son trou n'a jamais été aussi vivace.
Les temples de la consommation deviennent des bordel la nuit,
Les hommes femmes dégringolent des buildings en feu,
Les Anglais mangent de la gelée avant de sacrifier leurs testicules sur la place Royale
et moi,
A ciel ouvert,
je me grille les neurones.
J’ai construit des cathédrales, des mosquée, des églises,
et chaque soir je me couche dans mon trois pièce en regardant la télévision.
Il n'est pas encore meublé,
mais il y a la télévision.
Dans quelques années la société aura implosé, il y aura des hommes mécaniques qui prieront Dieu sur des seringues infectée de net 2.0. Il y aura des enfants terribles qui décapiteront le sens de l'histoire, et des eunuques décapités pour nous dire que tout cela n'a ni queue ni tête.
Il y aura des grandes places où les puissant pourront céder au plaisir d'être choquer,
Et devant leurs murs en sang ils nous demanderont :
« Qui sont ces barbares qui frappent à nos portes... »
Et alors
Nous leur dirons nos noms.
Lux