Un jour de travail, Un dessin moche sur Paint
6 Mai 2013
J'ai connu trop de moraliste pour savoir ce qu'est la décadence véritable. Celle qui surgit des profondeurs, inacceptable, éclatante, mais qui se voile dans la leçon donnée aux autres. Vous m'aurez plus, bordel : se condamner sois sans cesse dans l'autre, quelle belle affaire.
J'en ai connu des affairistes, affairés à flairer une fausse lumière où pouvoir renaitre, à se déterger l'animal à fleur de peau. Vous avez peut être changé de peau, mais vos costumes ont des puces qui vous tressautent l'archipel mystique.
Aussi je rêve de vois revenir l'Antechrist dans une trainée de souffre, s'extirpant du complexe d'une aurore boréale ou d'un crépuscule de fin de siècle, pour ôter ce voile amorphe jetée sur la vie.
Pour le fun il serait accompagné de cuirassés invisibles, croisés de l'absurde, moustaches nietzschéennes au vent, un livre de Lautréamont dans les mains.
Ils nous révèleraient que le temple le plus sacré n'est que le symbole du vagin le plus profane. Derrière ses portes secrètes, il reçoit le pénétrant où vient mourir le désir.
Outrés à mort, ils débouleraient dans la géométrie des rues pour décapiter des hipsters batifolants leurs anagrammes auréolés de force niaise dans des champs de blé.
On a la classe ou on l'a pas. Le christianisme bande mou !
Lux