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Un jour de travail, Un dessin moche sur Paint

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Lapin Chimèrique

Lapin Chimèrique

Ainsi me voici revenu, après des années de marche, à l'heure du tout premier néant.

Et puisqu'aux premières formes tu a choisis l'ombre à la lumière, me laissant l'obscurité à ton obstacle, j'en ai fini par maudire le soleil, cet éclat malade où se tient nos vies.

C'est te dire les mots que l'on a pas pu se dire. Je les ai envoyé en terre sainte, en désespoir de cause... Ils me les ont rendus - des mots-sions donc pour toute réponse...

ça faisait belle lurette que j'avais rendu mon cœur dans une rancœur infinie, et mes tripes restaient grandes ouvertes sur la blessure de la vie, et puisqu'il ne me restait que l'appeau de la peur sur la peau et l'ignorance qui scintille pour toute franchise, j'ai pris la pelle, au bout du fil, et j'ai essayé de creuser avec mes mots, avec mon cœur qui était partie, et mes tripes grande ouverte sur la face de la vie.

A l'époque je pouffais de drame dans ma mélancolie, et trouvais tout amour niais. C'est te dire a quel point mon amour était nié.

Je ne voulais plus exister, je voulais disparaitre dans la forme la plus pure du néant, je n'ai réussi qu'à manger des pattes froides à une heure qui n'existe pas dans mon appartement. Ainsi va la vie qui se refuse.

On peut vivre chaque chose avec exaltation ou destruction, qu'importe les objets. Même les plus incendiaires.

Et je me suis détruit avec ce qui les exaltais, je les ai maudits, j'ai vomi des fleurs sous les portes de leurs vies, je leur ai craché ma tendresse au visage, ils m'en ont voulu alors j'ai remplacé le jour où il a fait nuit par une fin d'automne qui dure encore, j'ai fait du silence un bruit qui résonne dans le creux de mes insomnies, j'ai condamné les cons et damnés les brillants, j’étais le plus moraliste des décadents et le plus mort à dents des déca-listes.

Je ne pensais pas y revenir tu sais, j'avais trouvé un peu de soleil à l'ombre d'un champs de blé.

Mais le réel revient me frapper - J'ai frappé un miroir qui n'existe et mon reflet s'est effondré. J'ai vu des fantôme renaitre dans les bribes de mon passés et des phantasmes briser mon navire sur le flot de mes pensées.

J'ai beau soufflé sur ma solitude anachronique, dans cette vie je n'ai jamais été seul... J'ai été seul contre tous ou tout contre toi, quelle différence ?

Mais il est déjà tard, il est temps pour moi de rentrer à la maison et de cuisiner des pattes froides pour toute revendication du néant,

Avec toute ma tendresse,

De Lux à Xul.

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