Lux Anima

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Lux Anima

Que voulez vous savoir ? Je suis aussi froide et mélancolique que la trompette de Chet Baker. Je me présente aujourd'hui définitivement comme une Héraclitoridienne en contradiction.

Publié par Lux Anima

Le grand devenir du rien


































Après quelques siècles de recherche les hommes ont décrété qu'il n'y avait plus rien à trouver et que le monde n'était qu'un chaos fumant.

Ils ont essayé pourtant, ils ont tout disséqué :  le coeur des femmes, le lit des rivières, le corps des animaux. Mais les mots sont restés dans le noir... Merde... Déjà, il n'y avait plus rien...

Alors ils se sont construit des mythes et des histoires, des mots qui nourrissaient un feu dans le tard d'une nuit qui avait trop durée.

Comme le feu faiblissait, ils sont devenus des tabous et des interdits, des rituels qui puissent nous tenir dans cette angoisse. Mais le jour ne venait pas...

En désespoir de cause, ils ont mit un père en place sur une machine de guerre et ils l'ont catapulté vers les cieux.

Ils lui ont murmuré un truc à l'oreille, une sorte de secret, et les derniers sages se sont suicidés. Pour qu'il reste un dernier mystère, un truc que seul lui savait, pour que la vie ne soit pas perdue...

Ils l'ont fait partir avec ce poids. Il s'est écrasé de l'autre côté de la montagne... Mais ça ils ne le savent pas...

Depuis ce jour, il reste des fous qui se condamnent dans la foule, et des magiciens qui détiennent le rien captif dans leur phantasme.

Regardez les ! Des prêtes et des prédicateurs prêts à cueillir la misère en échange d'une excuse à leur existence.

Le monde pour un oracle ! La vie pour un mensonge ! Quelque chose qui leur soit supportable...

Il y a des banquiers qui sont arrivés aussi, avec de l'or dans leur valise. Alors les chercheurs se sont assis et les fous se sont cachés très loin dans les forêts.

Maintenant, il n'y a plus de mots, il n'y a plus d'histoire. Il y a des villas sur la plage et des vacances à Ibiza.

Il y a des lumières dans la nuit qui éclairent nos consciences en fonction des modes adéquates et des fêtes pour oublier le vide qui bâclent les saisons.

Avant la mort,

Je cherche des confettis à mettre en avant pour le grand carnaval... Des lambeaux de ma vie qui puissent signifier quelque chose devant le grand vide. Mais rien, juste des prétentions plus ou moins taillées dans l'étoffe de vos rêves.

Il ne reste rien, pas même un corps à investir. La science nous a trahie en essayant de nous sauver. Demain nos consciences seront éternelles, enfermées dans des boites et la vie sera perdue. Les hommes pourront devenir ce qu'ils ont toujours rêvés d'être, c'est à dire n'importe qui, n'importe quoi... Une femme, un chien, un chat...

Et ce corps qui ne signifie plus rien, pas même un sexe, pas même du plaisir ou de la terreur à bander, sera un accessoire obsolète qui s'érotise déjà dans un défilé sans fin.

A quoi ça rime ? Je ne sais pas. La vie ne rime pas....Elle n'est qu'un long rêve en dissonance.

Aussi depuis longtemps je m’évertue à devenir quelqu'un que je ne suis pas.

A foutre des rêveries érotomanes dans les corridors de mes jours. Mes nuit en sont consternées, elle s'écrie que je les vomis sur les volets de ma vie. Et c'est vrai. Ils en sont recouvert.

Ils ont cherchés partout, dans le ciel, dans les cieux, sous la terre, dans nos rêves, dans le parfum des femmes et les ombres des animaux. Ils n'ont pas cherché derrière la montagne...

Tendrement,

Lux

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