Lux Anima

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Lux Anima

Que voulez vous savoir ? Je suis aussi froide et mélancolique que la trompette de Chet Baker. Je me présente aujourd'hui définitivement comme une Héraclitoridienne en contradiction.

Publié par Lux Anima

G.P

Il y quelques semaines, j'ai éclaté mon Berlingot Citroën contre un totem syphilitique en bordure d'autoroute. Je ne sais pas ce qu'il faisait là alors je suis sortie... Mon moteur faisait des clics et de clacs, et moi je n'eut pas le déclic, j’encaissai la claque.

Je laissais rugir la bête sous le silence du lac qui bordait la route. Au loin un train de campagne emmenait hors de gare des voyageurs paumés, encore hagard, vers un énième ciel.

Je n'étais pas du voyage. Je rongeais plutôt mes nerfs et rangeait mes désirs dans ma poche trouée, là où le dé se tint. Je l'avais perdu dans un parc incendie et soufflais mon souffre sur les braises de mon agonie.

J’enjambais un garde fou, surement désert et foulais le sol de ma folie vers mon destin. Le bruissement des herbes noires reprenait le chant d'un peuple perdu, partie trop tôt sur les rails du plaisir vers des gonococcies lointains. Leur voies effleuraient ma galaxie d'une ombre suave tandis que je cherchait la mienne.

Je me suis mise à courir, trop loin, vers un bord d'elle, et je suis tombée dans son gouffre, au plus profond de mon chagrin.

Sans garde, esseulée sous un ciel licencieux, les fous pouvaient sentir ma peur, tout autant que je sentais le stupre, j'en fus frappé de stupeur.

J'aurais voulu me recueillir dans un temple aux murs malades, mais on m'avait déjà cueillie, j'étais fanée. Je n'avais plus rien à offrir.... J'étais taré dans mon tarot intime et je me suis barré dans une nuit sans fin.

Je suis arrivée vers la ville, j'étais avide, à vide même... Je me suis posé dans une ruelle intime débordant de fièvre.

Au loin des champs de blés nostalgiques retravaillaient l’algorithme secret de leur blennorragie.

Et puisque l'on avait placardé la tronche de Nicolas Favre sur toute les embouchures, comme une immense maladie, je me suis abritée sous un porche à crête de coq où un papillomavirus papillonnait en paix. Il était candidat aux candidoses et calancha dans un champs de chlamydias roses.

En grillant ma dernière cigarette, je me suis promis de sortir de ma neurasthénie.

J'arrêterai de fuir. Je rencontrerai mon double mystique un soir de silence et on s'allongera ensemble une dernière fois.

Après, je descendrai de mon ascèse pour faire du tricot dans le trichomonastère de quelques cénobites en perdition.

C'était le deuxième déca de décembre, et je buvais un déca au café de la décadence.

Dans quelques heures je rentrerai chez moi. Seule.

Tendrement,

Lux

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